"Tant que l'acacia verdit, l'automne n'entre pas" - Dicton du Quercy

Par nos chemins...

La nature en Quercy

     

 

 

© Quercy.net 2000-2002

par Tristan Lafranchis
Association pour la Sauvegarde des Maisons 
et Paysages du Quercy & Lot Nature

La géologie, le relief et le climat exercent une influence prépondérante sur les paysages, la végétation et la faune. La situation géographique du Quercy lui a permis de bénéficier, au cours des différentes phases climatiques du Quaternaire, de vagues successives de peuplements floristiques et faunistiques d’origines diverses et d’en conserver les témoignages.


Le causse de Labastide-Murat

Le causse de Labastide-Murat - Photo : Lafranchis

Les causses, les collines de la vallée du Lot et les serres du Quercy blanc, terrains calcaires et marno-calcaires, ont retenu les espèces d’origine méditerranéenne qui recherchent la chaleur et ne craignent pas la sécheresse. 

La fauvette Orphée, la couleuvre de Montpellier, de nombreux insectes et plantes (l’asperge sauvage, la badasse, le délicat narcisse à feuilles de jonc) atteignent dans le Lot leur limite septentrionale de répartition. 

Faucon pélerin L’influence méditerranéenne est donc très forte en Quercy, où certains paysages évoquent immédiatement les garrigues du Languedoc, avec le chêne vert, les arbustes toujours verts (alaterne, filaria, corroyère), les labiées aromatiques (thym, lavandes), les pelouses d’aphyllantes de Montpellier.

Le faucon pèlerin - Photo : T. Gabet 

Sur le causse de Gramat, les parcours à brebis aux nombreuses orchidées retentissent le soir du cri flûté de l’œdicnème, échassier essentiellement nocturne aux grands yeux jaunes. 

Le long des falaises, le faucon pèlerin entre en concurrence avec le hibou Grand-duc, revenu récemment dans le Lot après en avoir disparu.

La diversité géologique de la Bouriane permet d’y trouver un condensé de la diversité écologique du Quercy. Les affleurements calcaires, en particulier le long de la vallée du Vert, hébergent une flore et une faune très méridionales. Ophrys Bécasse

Dans les vallons argileux, où les prairies retiennent longtemps les eaux de ruissellement, se rencontrent des espèces forts différentes, qui recherchent l’humidité et la fraîcheur : aulnes et saules ombragent les ruisseaux, où évoluent libellules et parfois écrevisses. 

Ophrys Bécasse
Photo : Lafranchis

Dans les prairies, les longs épis pourpres de l’orchis des marais succèdent aux blanches corolles du narcisse des poètes, une foule de papillons fréquente assidûment les riches floraisons printanières qui précèdent la fauche. 

Leuzée à cônes Sur les sables et galets, souvenirs d’un fleuve venu il y a bien longtemps du Massif central, la végétation n’est plus la même : bois de châtaigniers mêlés de pins plantés, landes à bruyères et ajoncs, quelques discrètes tourbières. 

Leuzée à cônes
© Lafranchis

La flore et la faune y sont très différentes de celles des secteurs calcaires avoisinants, présentant de nombreux points communs avec les collines du Ségala : le bouleau, les rossolis (plantes carnivores des tourbières), de nombreuses fougères, plusieurs papillons (Grand Mars changeant, Petit Collier argenté, Miroir…).

Le Ségala présente beaucoup d’affinités avec l’Auvergne voisine. L’arbre dominant, le hêtre, a beaucoup régressé au cours des derniers siècles. Cultures, pâturages et reboisements en conifères laissent peu de place à la nature. De belles tourbières subsistent cependant, et les bois abritent une riche avifaune : aigle botté, bondrée, autour, pic noir…

Vallée de l'Ouysse
Vallée de l'Ouysse - Photo : Philippe Ploquin

Avec quelque 1600 espèces de végétaux supérieurs, 3000 coléoptères, plus de 700 papillons recensés, des paysages d’une grande diversité, le Quercy constitue une région privilégiée en matière d’environnement.

Mais ce patrimoine, très fragile et souvent négligé, subit des atteintes toujours plus nombreuses.  Seule une prise de conscience partagée par le plus grand nombre permettra à nos descendants de pouvoir en profiter et s’en émerveiller


Infusions  
&
tisanes... 

 

  CAMOMILLE

Propriétés :
-
Anti-inflammatoire
- Antispasmodique
- Digestive
- Apaise la migraine
- Diminue les petites fièvres

Nom Latin
Chamaemelum Nobile
Zone de production
- Europe et Bassin Méditerranéen
Parties utilisées
- Fleurs ; Etamines ; Pétales
Conseils
Infusion à consommer de préférence le soir après le repas, légèrement sucrée au miel d'acacia. On peut y ajouter une gousse de vanille ou un peu de cannelle.













n. f. Nom donné à plusieurs espèces de plantes de la famille des composées.

Ce que l'on appelle communément la fleur de camomille est en réalité un capitule, composé de nombreuses petites fleurs. 

Les unes, en forme de tubes, jaunes, constituent le coeur du capitule ; les autres, en forme de languettes, blanches, sont disposées autour de ce coeur. 

Par leurs capitules, les camomilles ressemblent donc beaucoup aux marguerites. 

Les feuilles, en revanche, sont différentes, beaucoup plus divisées chez les camomilles. 

Deux espèces sont des plantes médicinales : la camomille commune et la camomille romaine.

La camomille commune, camomille allemande, ou matricaire camomille (Matricaria chamomilla), est une plante annuelle, très répandue dans les champs et les terres en friche, mais également cultivée.

La camomille romaine (Anthemis nobilis), en revanche, est vivace et souvent cultivée. 

Les capitules de l'une et l'autre espèce sont utilisés pour la préparation de tisanes et d'extraits fluides doués d'une action légèrement sédative, antispasmodique et digestive, l'essence de camomille ayant en outre des propriétés anti-inflammatoires locales.

Le nom de camomille est également donné à une autre espèce, très proche: Anthemis cotula est la camomille puante, ou camomille des chiens. Anthemis arvensis est qualifiée, elle, de fausse camomille. 

Préparer 
les tisanes

Préparez vos tisanes avec de l'eau aussi pure que possible. 

Les eaux de sources faiblement minéralisées conviennent parfaitement. 

Sucrez de préférences vos tisanes avec du miel, le miel est issu du pollen des fleurs notamment. Il s'harmonise donc parfaitement avec les plantes, dont il renforce la saveur et les propriétés. 

Une infusion ou une décoction ne doit pas être préparée trop longtemps à l'avance, car les principes vitaux contenus dans les plantes se perdent et sont dissipés au bout de 24 heures. De même, il est déconseillé de réchauffer une tisane.

Où se procurer les plantes ? 

A défaut de savoir où en trouver sur pieds dans la nature, vous pourrez vous en procurer chez un herboriste, chez votre pharmacien s'il possède un rayon spécialisé, ou dans les magasins diététiques.

Comment faire 
une tisane ?

 
Infusion : versez de l'eau bouillante sur la plante. Laissez en contact de 2 à 15 minutes selon votre goût. Filtrez.
Les principes actifs sont libérés pendant les premières minutes.
 
Décoction : jetez la plante dans l'eau. Portez à ébullition et laisser bouillir de 10 à 30 minutes. Filtrez.
 
Macération : faites une dissolution à froid des principes actifs en laissant la plante en contact avec l'eau pendant plusieurs heures. Filtrez.

Préparer les tisanes...

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2000-2002


Tristan Lafranchis
Association pour la Sauvegarde des Maisons et Paysages du Quercy Lot Nature

Crédits photos pour cette page : Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et les photographes.

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