Jean-François CHAMPOLLION,
dit Champollion Le Jeune, égyptologue
 (Figeac, 1790
- Paris, 1832)
 


La pierre de Rosette, découverte
en 1798 par un soldat de l'armée de Bonaparte, près de la ville de Rosette en Basse-Egypte par les troupes françaises. Cette stèle de granit est revêtue d'incriptions en trois langues. Elle porte un décret de 196 av. J-C du pharaon Ptolémée V, rédigé en deux langues et trois écritures : hiéroglyphes, démotique et grec. Elle est exposée au British Muséum de Londres.


Figeac, la place des Écritures


C
onçue comme une immense pierre de Rosette, en granit noir, cette œuvre d'art est une reproduction en tous points fidèle à la célèbre stèle égyptienne. Elle évoque le travail formidable de Champollion et amène naturellement le visiteur à la maison natale du savant - trait d'union entre la ville et le musée. Une traduction française est finement gravée sur la porte vitrée d'une cave voûtée, tandis qu'une volée de marches permet d'accéder à un jardin en terrasses : là-haut s'épanouissent des papyrus d'Egypte, ceux-là mêmes dont on fabriqua le premier «papier», et des plantes d'essence méditerranéenne à l'abri d'un vieux tilleul argenté. La conception de ces espaces est signée par l'artiste américain Joseph Kosuth. La sérénité des lieux, l'étrangeté du décor qui entoure la maison des Champollion plairaient sans doute au célèbre cadet de la famille.

Figeac, le Musée Champollion

Musée Champollion


En 1986, la Ville de Figeac lui rend hommage et crée un musée d'égyptologie dans sa maison natale. Le Musée présente des collections de natures diverses:
- Des documents évoquent la vie et l'œuvre du chercheur
- Des antiquités égyptiennes concernent deux des sujets qui fascinaient particulièrement Champollion : l'histoire des écritures, les dieux et les rites funéraires de l'Egypte ancienne.


 

 


Autre site internet :

Jean-François Champollion (L'Egitto dei Faraoni, en italien)


 

 

Né à Figeac, le 23 décembre 1790 dans la maison de la rue de la Boudousquairie, il était le septième et dernier enfant de la famille Champollion. Le père était libraire et la mère issue d'une famille de tisserands.

Le jeune Jean-François fait preuve d'une grande précocité : à cinq ans il apprend à lire seul, dans les livres de la librairie paternelle, à 11 ans, il entre au tout nouveau lycée de Grenoble. Le jeune garçon stupéfie les inspecteurs généraux en traduisant à la perfection les vers les plus difficiles de Virgile et Horace.

Durant cette période, il étudie l'hébreu, l'arabe, le syrien, l'araméen. En 1804, il analyse l'étymologie hébraïque des noms de la Bible et écrit Remarques sur la fable des Géants . En 1805, il apprend l'éthiopien et le copte.

En 1807, il quitte le lycée et présente son essai de Description géographique de l'Egypte avant la conquête de Cambyse devant l'Académie des Sciences et des Arts, ce qui lui vaut d'être élu à cette Académie.

De 1809 à1810, Champollion poursuit ses études à Paris à l'Ecole spéciale des langues orientales et au collège de France où il suit les cours de sanscrit, de chinois et de persan. Son intérêt pour l'Egypte ancienne ne fait que croître. Il approfondit l'usage du copte car il sait déjà que son travail sur les papyrus sera basé sur cette langue. Il réalise deux grammaires du copte ainsi qu'un dictionnaire.

A Paris, il travaille sur une copie de la pierre de Rosette découverte en 1799. Il ne partira pas en Angleterre pour travailler sur l'originale ; il se passionne au point de publier dès 1809 une théorie sur l'écriture égyptienne.

Grâce à l'intervention de Joseph Fourier, Napoléon dispense Champollion de la conscription. Jean-François revient à Grenoble auprès de son frère aîné lui-même professeur es-sciences. Il devient à 20 ans, professeur d'histoire ancienne à l'université de Grenoble en 1810.

En 1814, il publie les deux tomes de l'Egypte sous les Pharaons.  Il identifie les groupes épithètes, ainsi que le pluriel. En 1815, il veut éditer un dictionnaire et une grammaire copte, mais ses travaux ne sont pas encore acceptés par l'Institut. Son frère Jacques-Joseph devenu secrétaire de Napoléon plaide sa cause, mais la défaite de Waterloo et la chute de l'Empire obligent les frères à quitter Grenoble.

A Paris il se consacre au déchiffrement des hiéroglyphes et en 1821 les travaux de Jean-François Champollion prennent un tour décisif : il déchiffre le nom de Ptolémée inscrit sur le cartouche, il dresse un tableau des correspondances entre signes hiéroglyphes et hiératiques. Sur l'obélisque de Philae, il reconnaît le nom de Cléopâtre, il retrouve ainsi les valeurs alphabétiques des 11 signes : 7 rendent des consonnes, 4 des voyelles.

LES HIEROGLYPHES


Stèle funéraire (1991 - 1784 avant JC) - Musée de Liverpool


Stèle de Nèfertiabet, bas-relief Gizeh (2590 avant JC) - Musée du Louvre
 

Cependant, en comptant les 1419 signes de la pierre de Rosette, pour rendre les 486 mots grecs, il déduit que les hiéroglyphes ne pouvaient transcrire uniquement des mots. En comparant des relevés provenant d'Abou Simbel, du temple de Ramsès II et du temple de Amada en Nubie, il arrive à la conclusion que l'écriture est à la fois symbolique, figurative et alphabétique dans un même texte, une même phrase ou un même mot.

Le 27 septembre 1822, Champollion fait l'exposé de ses découverte à l'Académie réunie en assemblée extraordinaire. En 1823 il publie son Panthéon égyptien, puis un an plus tard Le précis du système hiéroglyphique des Anciens Egyptiens.

En 1824 il part pour un long périple en Italie, où il étudie dans tous les musées et les bibliothèques, les papyrus, les obélisques et collections rapportées de l'expédition de Bonaparte. A la demande de Champollion, le roi Charles X achète la collection d'antiquités égyptiennes du consul Henry Salt.

En 1826 il est nommé conservateur de la section égyptienne du Musée du Louvre, et il assure un cours public et gratuit d'archéologie. En 1827, Champollion embarque enfin vers la Vallée du Nil pour un voyage de dix-huit mois. Il reviendra avec des masses de notes, documents, textes et récits.

En 1826, Champollion est nommé conservateur du département d'égyptologie du musée du Louvre. En 1827, Champollion embarque enfin vers la Vallée du Nil pour un voyage de dix-huit mois. Il reviendra avec des masses de notes, documents, textes et récits.

A son retour en 1830, il est
élu à l'Académie des inscriptions et Belles Lettres et reçoit en 1831 la chaire d'égyptologie créée pour lui au Collège de France. Il fait paraître quatre volumes de dessins relevés et croquis Ls monuments d'Egypte et de Nubie. Il écrit  sa Grammaire égyptienne  et son Dictionnaire égyptien, mais meurt à 42 ans, le 4 mars 1832 d'une attaque d'apoplexie sans avoir pu l'éditer. Son frère Jacques-Joseph se charge d'éditer la Grammaire égyptienne en 1836, le Dictionnaire égyptien en écriture hiéroglyphique et Les monuments de l'Egypte et de la Nubie en 1841. A son tour il meurt en 1867.

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