L'imprimerie à Cahors
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L'atelier d'impression
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© QUERCY NET, 2002

 

Auguste Coueslant (1868-1943)
ou la mémoire d'une imprimerie cadurcienne
 

Anciennement Imprimerie LAYTOU, l’imprimerie A. COUESLANT est plus que centenaire. Elle est achetée en 1892 par Auguste Coueslant, Jeune Maître-Imprimeur huguenot du Vigan (Gard). Un incendie la détruit totalement en janvier 1912.

« Quatre mois après le sinistre, écrit le bulletin mensuel de la Société Linotype Française en date d’août 1913, sur le même emplacement,

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s’élevait et fonctionnait une imprimerie moderne avec de l'air et de la lumière répandus partout à profusion. Plus de cent personnes travaillent dans les ateliers qui ont été organisés avec le sens pratique le mieux entendu, et où des peintures de couleurs mettent une note gaie. »

Après la Grande Guerre, l’imprimerie poursuit son développement. Elle possède déjà 4 linotypes et 14 presses. Sous la conduite d’Auguste Coueslant, de M. Parazines père, déjà à l’imprimerie en 1892, et de ses fondés de pouvoir, Louis Parazines et Justin Andrieu, elle devient la plus grande entreprise de Cahors puisqu’elle occupe en 1928 près de 150 ouvriers et ouvrières.

Au décès de M. Auguste Coueslant la direction de l'affaire reste entre les mains des deux associés-gérants L. Parazines et J. Andrieu. Elle continue de se développer et à prospérer. Après la guerre de 1940, elle possède 10 linotypes, 22 presses, un important matériel de brochage et un atelier de reliure.

A noter que, jusqu’en 1944, l’imprimerie est propriétaire d’un journal tri-hebdomadaire, " LE JOURNAL DU L0T " dont la renommée s’étend au-delà même du département. Centre d’un mouvement de résistance qui coûte la vie à plusieurs de ses ouvriers l’Imprimerie peut, grâce à la clairvoyance de ses directeurs, passer la délicate période de l’Occupation et de la Libération et éviter la mise sous séquestre qui frappe alors de nombreuses sociétés propriétaires de journaux.

Le Journal du Lot

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A côté du développement technique, l’imprimerie a été à la pointe des réalisations sociales et l'on pouvait voir à l'intérieur de l'atelier de la rue des Capucins, une plaque sur laquelle était gravée cette phrase :

A la mémoire de Monsieur Auguste Coueslant, précurseur social, 1868-1943.

En effet, dès 1919, M. Auguste Coueslant avait décidé de répartir au personnel une partie des bénéfices réalisés par l’entreprise.

Après la disparition d’Auguste Coueslant, c’est son fils Jean qui a repris l’affaire. Occupant, à Paris, un poste important dans le secteur bancaire, le fonctionnement de l’entreprise est assuré par les deux associés gérants, Louis Parazines et Justin Andrieu.

L'imprimerie Coueslant
dans ses locaux de la rue des Capucins,
où elle resta jusqu'en 1962, pour occuper ceux
de la MAEC, près du Pont Valentré,
locaux qu'elle occupe toujours.

En 1953, une nouvelle implantation des ateliers est entreprise, réorganisation qui permet à l'imprimerie de subsister malgré le blocage des prix et l'isolement de l'affaire, entreprise moyenne d'une région peu industrielle.

Arrivé à l'âge de la retraite, Jean Coueslant, n'ayant pas d'enfant intéressé par l'affaire, celle-ci a été vendue, en juin 1960, au groupe Imprimerie de France qui avait déjà deux établissements d'imprimerie, l'un à Choisy-le-Roi, l'autre à Toulouse.

Sensiblement à la même époque, ce groupe a fait l'acquisition d'une imprimerie à Clermont-Ferrand et les deux établissements ont été regroupés sous l’entité Imprimerie France Quercy Auvergne.

En 1970, cette société qui a absorbé l’Imprimerie Tardy de Bourges, s’est transformée en Imprimerie Tardy Quercy Auvergne.

En 1976, du fait de la conjoncture, l'Imprimerie de France dépose son bilan, et entraîne ainsi France Quercy Auvergne et l'établissement de Cahors, a déposer le sien.

En juin 1977 a été créée à l'initiative de MM. Bonzon et Lupé, la nouvelle société imprimerie Tardy Quercy reprenant l'activité des établissements de Cahors et de Bourges.

Cette nouvelle société, ayant la forme juridique d'une S.A., a été voulue dans la perspective de permettre au personnel d'être le principal actionnaire.
Il était mis en place, au niveau de la Société, deux instances particulières et originales de décision et de concertation :
- un Comité de Direction partaire ayant pouvoir de décision ;
- des Commissions d'Atelier appelées à donner au personnel un moyen d'expression permanent.

A l'époque, l'établissement de Cahors était uniquement équipé en composition chaude et en impression typo, procédés techniquement dépassés, et de plus, son parc machines devenait obsolète. Cette situation mettait l'entreprise dans une position désavantageuse par rapport à ses concurrents, qui avaient, eux, déjà effectué leur mutation technologique.

Il était donc vital d'entreprendre sans délai l'élaboration et la mise en place d'un plan permettant d'amorcer rapidement cette transformation. Dés lors, l'idée était émise que chacun s'efforcerait de la réaliser sans dégât au niveau social.
Le plan élaboré s'est mis en place correctement grâce, d'une part, à la qualité des choix faits par ceux qui en étaient responsables, et, d'autre part, la bonne volonté manifestée par une majorité, chacun selon ses moyens.

En 1991, l'établissement de Cahors est l'une des imprimeries de labeur les plus importantes du Sud-Ouest. Son effectif est de 110 personnes. Il est doté des équipements les plus modernes. Il est plus particulièrement spécialisé dans la fabrication de revues, livres et documents comportant un volume important de composition. Il effectue l'ensemble des opérations de fabrication : composition, impression, finition, routage.

En 1991, l’établissement de Cahors prend son autonomie juridique sous l’appellation Imprimerie France Quercy.

En 1997, l'installation d'un ensemble CTP (Computer to Plate) permettant la gravure directe des plaques depuis le fichier informatique - supprimant ainsi le passage obligé par le film - met technologiquement cette entreprise en tête des imprimeries de labeur françaises.

Cette société, réalise en 2001 un second établissement à Mercuès, sur la zone industrielle des Grands Camps, pour y installer une rotative et une chaîne automatique de brochage industriel. L'entreprise compte en 2002, plus de 140 employés sur ses deux unités de production. Elle a été reprise en 2004 par le groupe CPI et a terminée son installation dans de nouveaux locaux à Mercuès en avril 2006.


Sources :
-
Les métiers graphiques dans le Lot, Groupement des Imprimeurs du Lot, avril 1991.
-
Imprimerie France Quercy, Cahors.

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