Suzette BABOULENE HASMAN



 

 

 

 

 

Il était... Il sera
 

II était une fois

II y a fort longtemps

II était une fois

Un troubadour chantant

La beauté de sa terre

Sublime Quercy blanc

II était une fois

Ce troubadour chantant

Le bleu de sa lavande

Et l'or de ses genêts.

Il était une fois

Et il sera toujours

II sera une fois

Un moderne troubadour

Amoureux de sa terre

Sublime Quercy Blanc

Toujours fier, toujours chantant

Le bleu de sa lavande

Et l'or de ses genêts.

Il était hier

II est aujourd'hui

II sera toujours

Le blanc des vieilles pierres

De notre beau Quercy?

L'éternel chant des troubadours

Louant son ciel immense, sa beauté

Le bleu de sa lavande

Et l'or de ses genêts.

 

 

Ma terre, mes causses
 

Faite de cailloux, de pierres d'amour Brûlante de soleil, mondée de clarté, Embaumée de lilas, lavandes et genêts, C'est Ma terre, aride et riche tour à tour.

Blanche terre des Causses aux roches ancestrales, Avec tes cœurs de pierre en chœurs de cathédrales, Tu caches tes rivières en des gouffres profonds, Et tes gorges ravinées ont le ciel pour plafond.

Tandis que tes plateaux où pousse une herbe rare Avec ses murets de pierres, paradis des lézards, Ses champs arides où paissent brebis et blancs moutons, Vont, dans leur immensité, rejoindre l'horizon.

Nul coucher de soleil ne peut être plus beau Que celui qui, sublime, embrase les plateaux L'astre va disparaître, partant pour d'autres cieux, Lentement, souverain, il déploie sa corolle de feu.

La ligne de la terre semble couper le ciel Peu à peu l'éclat d'or, en douces couleurs de miel, Perd sa lumière dans l'ombre montante de la nuit, Maîtresse des ténèbres, clair obscur du jour qui fuit

L'irréel de l'instant, dans une angoisse naissante,

Offre le spectacle envoûtant d'images menaçantes

De carcasses noueuses de quelque chêne décharné,

Ombres chinoises, noires impressions dans un monde embrumé.

Et dans le bleu profond d'un mystérieux ciel de nuit

Scintillent par milliers les étoiles de notre galaxie.

Que sommes-nous, humains, enfants de soleil et de lune ?

Où s'envolent nos cœurs vers quels rêves, vers quelles fortunes ?

Sage, reste fidèle à ta terre

Faîte d'amour et de vieilles pierres.

La Tour
 

Tous les chemins mènent à la Tour Platanes et tilleuls conduisent à la "Dame" Le cortège de nos cœurs en respectueux amour Offre à sa majesté la fidélité de nos âmes.

Tous les regards s'élèvent vers la Tour Admirant sa beauté depuis des millénaires Nul ne peut la quitter sans espoir de retour Puisant le souffle de la vie entre ses vieilles pierres.

Tous les enfants d'ici vénèrent notre Tour Dès l'enfance de l'âge jusqu'au seuil de mort Le "petit Montcuquois" est plus fier chaque jour De valoir un "Toulouse" aussi bien qu'un "Montfort".

(messieurs tes comtes)

Et quel beau chant célèbre notre Tour ! A son ombre, à son pied on confie peines et bonheurs. Et conteurs médiévaux ou modernes troubadours Chantent l'âme de notre Tour, notre Vie, notre Cœur.

Pèlerin, où que tu ailles, d'où que tu viennes Notre Tour pointant sa fière silhouette vers les cieux Saura guider tes pas, saura se faire tienne Si, confiant, vers Elle tu sais lever les yeux.
 







 

mai 2003

 

Cabane secrète

Au fond d'un bois touffu Au milieu de verts feuillages Tout en planches vermoulues Victimes des attaques de l'âge Se cache une cabane, nid discret Refuge des aragnes sauvages Dont les savantes toiles éthérées Semblent vouloir garder en gage, Captives d'un émouvant passé Des âmes enchaînées aux souvenirs De passions folles, d'amours blessées Et qui ne peuvent pas mourir.

Pousser la vieille porte aux ferrures rouillées Pénétrer en intrus dans cet antre sacré Serait blesser le temps et laisser s'échapper Ce charme ensorceleur porteur de vrais secrets Qui enchante les cœurs et permet aux âmes de rêver.

 

 

Ta vieille Maman

 

 

Allez, fais un effort, bonhomme

Embrasse-la, ta vieille maman

Depuis que tu te crois un homme

Tu as perdu tes manières d'enfant.

As-tu oublié ou veux-tu le taire,

Le sublime de vos doux abandons ?

Aujourd'hui, fier, tu dis : ma mère

Tandis qu'alors lové comme un chaton

Tu murmurais : maman, ma maman à moi.

Allez, rengaine tes pudeurs, fais un effort,

Qu'elle entende ton cœur, ton âme dans ta voix

Que tes yeux d'homme-enfant, toute flamme dehors

Sachent, muets, lui dire : je t'aime, maman.

Va, embrasse la, ta vieille maman.

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