La tragédie de Gabaudet :
8 juin 1944

L'imprimerie
clandestine des FTPF

Figeac et le Ségala (janvier-juillet 1944)

Chronologie de résistances et de répressions

Frayssinet-le-Gélat :

mai 1944

La Résistance dans le Lot

L'avancée de la division
Das Reich : juin 44

Gourdon,
le 28 juin 1944

Combat à Gigouzac,

30 juin 1944

Cahors libéré

Le Musée du Louvre dans le Lot

Le Musée de la Résistance à Cahors

 
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La R?sistance dans le Lot


La r?sistance int?rieure fran?aise, d?signe l'ensemble des mouvements et r?seaux clandestins qui durant la Seconde Guerre mondiale ont poursuivi la lutte contre l'Axe et ses relais collaborationnistes sur le territoire fran?ais depuis l'Armistice du 22 juin 1940 jusqu?? la Lib?ration en 1944.

Cette lutte a consist? en des actions de renseignement, de sabotage ou des op?rations militaires contre les troupes d'occupation (essentiellement allemandes) et aussi les forces du r?gime de Vichy. Mais elle englobe aussi des aspects plus civils et non-violents, ainsi l'existence d'une vaste presse clandestine, la diffusion de tracts, la production de faux papiers, l'organisation de gr?ves et de manifestations, la mise sur pied de multiples fili?res pour sauver les prisonniers de guerre ?vad?s, les r?fractaires au STO et les Juifs pers?cut?s.

La R?sistance a pu se manifester en ville comme ? la campagne, surtout apr?s la naissance des maquis au printemps 1943. L'arm?e des ombres a rassembl? des hommes de tous horizons, tous expos?s ? une terrible  r?pression de la part des troupes d'occupation, ainsi que de la Milice fran?aise, ou encore de la police de l??tat fran?ais.

Si la R?sistance active et organis?e n'a jamais rassembl? plus de 2 ou 3 % de la population fran?aise, elle n'aurait pu survivre ni se d?velopper sans de multiples complicit?s populaires, en particulier ? l'?poque des maquis.

L'histoire de la R?sistance int?rieure, toute diff?rente qu'elle soit de celle de la France libre, n'est pas dissociable de cette derni?re. Le g?n?ral de Gaulle, chef des Fran?ais Libres, a ses agents en m?tropole occup?e par le biais des r?seaux du BCRA ou d'envoy?s tels que Jean Moulin, Pierre Brossolette et Jacques Bingen. Ces derniers re?oivent la charge d'unifier la R?sistance int?rieure, sous l'?gide de Londres puis d'Alger. La cr?ation du Conseil National de la R?sistance par Jean Moulin, le 27 mai 1943, puis celle des Forces Fran?aises de l'Int?rieur (FFI) par Jacques Bingen, le 1er f?vrier 1944, marquent les jalons essentiels d'un processus d'unification parfois difficile, mais sans ?quivalent dans le reste de l'Europe occup?e.

Des formes de r?sistance ont ?galement exist? en Afrique du Nord ou dans le reste de l'Empire fran?ais, ainsi que dans les trois d?partements annex?s. (Source : Wikipedia)

 

Qui sont les maquisards ? Les premiers groupes de maquisards sont confort?s par l'arriv?e de groupes r?fractaires au STO (Service du Travail Obligatoire) et s'appuient sur la population locale : paysans, enseignants, ouvriers, cheminots, fonctionnaires, ?tudiants et membres locaux de la R?sistance active. Dans ce cadre les femmes ont aussi jou? un r?le tr?s actif.
Quel est le but du maquis ? L'objectif du maquis ?tait de lib?rer le pays en utilisant toutes les formes de luttes possibles : embuscades, impression et diffusion de tracts clandestins, sabotages, pr?paration des parachutages, paralysie des usines fournissant l'arm?e allemande, etc... L'enjeu en ?tait l'honneur et la libert? de la France.

 

Des hommes, des dates et des lieux

Novembre 1940 :

Pierre Bourthoumieux et Etienne Verlhac, Louis Parazines ? Cahors, Raymond Mouysset de Figeac, animateurs de la section socialiste, rencontrent ? Toulouse, Raymond Naves qui est ? la t?te du groupe "Froment". Ils assurent la distribution dans le Lot du journal clandestin V?rit?.

Jacques Chapou s’active ? contacter les anciens militants syndicalistes CGT, les Francs-ma?ons de diff?rentes ob?diences.

Raymond Picard et Raoul Dufour ? Saint-C?r?, refusant la d?faite et la dictature du gouvernement P?tain-Laval, agissent dans leur environnement professionnel ou amical et recrutent pour l’Arm?e Secr?te (A.S.).

Dans l’enseignement public, Georges Bru ? l’Ecole Primaire Sup?rieure de Saint-C?r?, contacte ses voisins et amis.
 

M?morial de la R?sistance et de la D?portation du Lot situ? aux Moulins de Lamothe au nord de Cahors


 

15 septembre 1942 :

 

Jacques Chapou prend la direction du Mouvement Lib?ration. Sur la r?gion de Gourdon, c’est l’ Arm?e Secr?te reconstitu?e par No?l Poujade et Jean Larminat.


- A Cahors,
L’Arm?e Secr?te est anim?e par Imbert
et Rouvi?re, Le Mouvement Combat est form? par
les docteurs Mendailles et Garnal, Paul Jouclas et
Estival. Au mouvement "Lib?ration" organis? par Chapou et Metges, on peut accoler :
- La R?sistance-Fer avec les cheminots,
- La R?sistance-PTT,
- Les groupes "Froment" avec
lke commandant Collignon, le Commandant Delmas et Raymond Picard.

- O.R.A . l'Organisation de R?sistance de l’Arm?e (Wurtesein et Tr?moli?re).

On peut noter aussi : R?sistance Catholique, Francs- Tireurs et les Corps-Francs Pommi?s, "Lib?rer et F?d?rer", avec Raoul Couderc, Breil et Th?venot.


- A Saint C?r?
,
le maquis Timo, Henri Monpeyssin fonde le mouvement A.S. en liaison avec Brive. Georges Bru prend contact avec le Commandant Lavaysse, Timo
et R. Dufour.


- A Figeac :
Henri Vaysettes, chef de l'A.S.

?... Regarde glisser sous les ch?nes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nou?es, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui rentre dans une villa luxueuse et qui demande pourquoi
on lui donne une salle de bains - il n'a pas
encore entendu parler de la baignoire. Pauvre
roi supplici? des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constell?e de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie ? travers de longues plaintes de bestiaux r?veill?s : gr?ce ? toi, les chars n'arriveront pas ? temps.
Et quand la trou?e des Alli?s commence, regarde, pr?fet, surgir dans toutes les villes de France, les commissaires de la R?publique - sauf lorsqu'on les a tu?s. Tu as envi?, comme nous, les clochards ?piques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir ? quatre pattes de leur maquis de ch?nes,  et arr?ter de leurs mains paysannes form?es aux bazookas l'une des premi?res divisions cuirass?es de l'empire hitl?rien, la division Das Reich.?

Andr? Malraux,
extrait du discours prononc?
le 19 d?cembre 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panth?on.

   

Le 7 novembre 1942 : Dans le m?me temps Jean Moulin demande l’unification des r?seaux de r?sistance de la Zone Sud sous l’appellation : Mouvement Unie la R?sistance (M.U.R)


Novembre 1943 :
Raymond Picard, qui vient de contacter le Colonel
Vincent, rassemble ces groupes sous l’appellation A.S.-Veny

Ces Mouvements s’?tendent sur les cantons de Bretenoux avec Voituriez, Colombant et Chambaud, ? Vayrac, avec Andr? Gard, Chatain, et aux Quatre Routes avec Pierre Castanet.

 

Ann?e 1943 : Le Front National se cr?e ou participent de nombreux militants du parti Communiste. Les rivalit?s politiques sont vives.
 

Et? 1943 : Des alliances vont na?tre sous l’impulsion de Jacques Chapou.

L’entit? A.S.-Veny prend sa forme d?finitive. Une partie de l’A.S. ne suit pas le mouvement. Sous les ordres successifs de Florian et de Rouvi?re, ce groupe vit ensuite en symbiose avec le groupe F.T.P.F. auquel il s’int?gre d?s le 30 mai 1944.
 

Barrage sur le pont de Cabessut


D?but 1944 :
Le parti communiste convient de ramener ? lui ses militants qui agissent au sein des divers mouvements.

 

Mai 1944 : Jacques Chapou est envoy? en Corr?ze et c’est son adjoint, Georges Noiraud qui prend le commandement des F.T.P.F. pour l’ensemble du d?partement.


6 juin 1944 :
D?barquement alli?
 

20 juillet 1944 : Fusion du F.T.P.F. avec l' A.S.-Veny. A ce moment-l?, sous les ordres du G?n?ral Koening nomm? par le g?n?ral de Gaulle chef supr?me de la R?sistance, tous les groupes prennent l’appellation : Forces Fran?aises de l’Int?rieur (F.F.I)

   

   

Les radios priv?es
en France
de 1940 ? 1944


En zone libre :
Radio Toulouse
Radio Montpellier
Radio Agen
Radio M?diterran?e
Radio Lyon
Radio N?mes

Les radios
p?riph?riques :

Radio Andorre
Radio Monte-Carlo

Les radios libres
de la Lib?ration (1944) :

Radio Cherbourg
La Radiodiffusion de la Nation Fran?aise
Paris National
Radio Cit?
Radiodiffusion Fran?aise
Le Studio d'Essai
Radio Quercy (1)
Radio Bretagne
Radio Nice C?te d'Azur
Radio Lib?ration
Radio FFI Auvergne

 

(1) Les Tours de Saint-Laurent, qui dominent Saint-C?r?, ont abrit? Radio Quercy, radio des FFI. Les allemands ont tourn? autour sans r?ussir ? loger l'?metteur.

Lutte contre l’?tat Fran?ais
 

Les tracts, les journaux clandestins d?voilent les carences de ce gouvernement, d?noncent certaines attitudes ou actions telles la poign?e de main P?tain/Hitler ? Montoire, la fourniture ? l’occupant, n?faste au peuple fran?ais, de renseignements donn?s par la radio de Londres.

(Les ?coutes de la radio de Londres, informations et messages de la France Libre ?taient interdites)


Se mettent en place :

La surveillance dans les administrations, les mairies, les pr?fectures, les PTT, le vol des cartes d’alimentation, la fabrication de fausses cartes d’identit? pour les maquisards, les juifs, avec des tampons vol?s dans les divers bureaux.

Dans les chantiers de jeunesse, la propagande pour les d?sertions et l’orientation vers les maquis, Les surveillances et menaces par lettres aux collaborateurs, ex?cution des tra?tres et d?nonciateurs, manifestation le jour du 11 novembre (qui ?tait interdite).


7 novembre 1943 :
Les organisations de r?sistance, trois r?seaux : COMBAT Lib?ration, FRANCS TIREURS A.S. se sont r?unies d’abord sous l’impulsion de Jean Moulin (sous les ordres directs du G?n?ral de Gaulle).


4 f?vrier 1944 :
A signaler le coup de main ? Cahors d’un groupe de r?sistants (F.U.J.) qui d?truisit les listes des jeunes appel?s pour le service de travail obligatoire S.T.O. en Allemagne.
Les attaques des locaux de la milice, coupure des c?bles t?l?phoniques …

et toutes actions qui pouvaient d?sorganiser les services de l’?tat.


28 aout 1944 :
Toujours par ordre du G?n?ral,
le g?n?ral Koenig prend la t?te de tous les mouvements de r?sistance.


Les valeurs

Les R?sistants ont tous ?t? des combattants volontaires ayant pris l’engagement de chasser l’occupant du territoire et de r?tablir la R?publique, la libert? ainsi que toutes les valeurs apprises d’?galit? et de fraternit? qui avaient ?t? renforc?es dans cette ?preuve portant au plus point l’amour d’une France libre et Ind?pendante.
 

Actions contre l’occupant

Les consignes ?taient de :

- ne pas attaquer les allemands avant le d?barquement pour ?viter les repr?sailles qui ?taient dangereuses pour les populations.

- Renseigner les agents britanniques parachut?s en France sur tous les d?placements, les trains ou les convois de d?placement d’unit?s.

- Saboter les usines travaillant pour les allemands, interception ou r?quisition des productions agricoles, denr?es, b?tails destin?es aux troupes d’occupation.

- Couper les voies de chemins de fer, les ponts, les pyl?nes ?lectriques ou c?bles t?l?phoniques….


Les ordres ?taient formels :
 

Apr?s le 6 juin, la lutte arm?e se fait au grand jour. Les sabotages s’amplifient avec beaucoup d’interventions dans les gares (changement de destination des trains de mat?riels, embuscades pour retarder la progression des convois routiers de troupes allemandes en direction pour les champs de bataille de Normandie), etc.…


15 ao?t 1944 :
La lib?ration de Brive et l’ensemble des actions de tous ordres dans toute la France d?sorganise et d?stabilise les strat?gies d’occupation et rend l’occupant de plus en plus irascible. C’est alors que les massacres de sa part redoublent de violence. Les interceptions et les actions par les r?sistants mieux organis?es deviennent de plus en plus efficaces.


Le 18 ao?t, c’est la lib?ration de Cahors, puis le 20 celle de Toulouse.

Pourchass?s par la r?sistance les allemands s’enfuient, mais dans Toulouse des miliciens en poste restent encore sur les toits des maisons et sur les clochers.

Ensuite il reste des poches de r?sistance allemande, notamment dans une partie de la Gironde, la Rochelle, Royan, une partie de la Bretagne, le Nord et l’est de la France. La lutte n’est pas termin?e.

A la Caserne Niel ? Toulouse, les futurs contingents sont instruits et ?quip?s pour s’engager ? partir vers la Pointe de grave d?s le mois d’octobre. Le 2?me r?giment d’infanterie est form? et luttera jusqu’au 20 avril 1945 sous les ordres du g?n?ral de Larminat.


Afin de chasser hors de France l’ennemi, un autre contingent est envoy? pour rejoindre dans la r?gion d’Autun les combattants de la premi?re arm?e fran?aise d?barqu?e sur les c?tes de Provence.
Ceci jusqu’? la victoire finale.

 

L'action du Corps franc Pommi?s
apr?s le 6 juin 44

Les messages re?us le 30 mai 1944 de la BBC donnent lieu ? des all?es et venues qui se succ?dent jusqu'au 6 juin.
Dans la nuit du 5 au 6 juin, des explosions sur la ligne Paris-Toulouse et Toulouse-Brive par Capdenac arr?tent toute circulation. ? la sous-station ?lectrique de Gourdon, les aiguillages sautent, un train de marchandises d?raille. Les lignes t?l?phoniques sont coup?es. Le commandant Charles Wursteisen ?tablit son PC ? Carlucet avec le maquis, les sections de Gourdon et de St-Cirq-Madelon. La section form?e des gendarmes de Gourdon entoure le PC, surveille les routes et cantonne au Breil de Prouilhac.
Le capitaine Turban ?tablit son PC ? Mayrignac. L'effectif de plus de 400 hommes n?cessite un effort de ravitaillement : les minotiers pour la farine, les bouchers pour la viande, les agriculteurs pour les fruits et l?gumes. Le CFP pr?conisait un sabotage restreint. Il suffisait de petits ponts saut?s pour emp?cher le trafic.
Le 28 juin 44, une colonne allemande entre ? Gourdon, prend 22 otages qui seront fusill?s ? Boissi?res, un seul en r?chappera. Parmi eux, 9 membres du CFP. Fin juin 1944, le PC de Charles s'installe au ch?teau d'Aymar (Le Vigan) et celui de Turban au Port de Creysse. Ensuite,
Charles d?place son PC ? Laval pr?s de

Reilhaguet, sur une hauteur permettant de surveiller la N20. Le 12 juillet 44, ? Loubressac, parachutage d'armes et d'habillement. Le 22 juillet 44, Jean Admirat en mission trouve la mort ? Meyronne, face ? une colonne allemande.
Les 15 et 16 ao?t, attaque de Cahors dans la nuit. Le 18 ao?t, la garnison allemande ?vacue la ville. Castelsarrasin et Moissac sont lib?r?es parle bataillon Sud du CFP. Le 19 ao?t, la 2e compagnie du lieutenant Rivoillan attaque Montauban, les Allemands s'enfuient.
? Nous venons d'abandonner la vie de maquisard pour celle de lib?rateur ?, confiait un ancien r?sistant.


La D?p?che du Midi,
samedi 16 juin 2007.


Les Maquis du Lot :
 

Nom

Lieu

Cr?e le

Dissout le

Observations

Maquis Timo (9)

Luzettes - Sousceyrac

1er avril 1943

Janvier 1944

Pass? ? l’A.S. Corr?ze ? Camps par suite de rep?rage par les troupes allemandes
et la Gestapo

Maquis
de la Figuerade

AS Castelnau Montratier

5 mars 1943

30 octobre 1943

Pass? au maquis France le 30

octobre 1943

Maquis France (1)

Au bois noir pr?s d’Arcambal

3 mai 1943

6 juin 1944

Pass? au F.T.P.F. le 7 juin 1944

Maquis
Bessi?res
(2)

Prendeignes

15 f?vrier 1943

A.S. le 6 juin 1944

F.T.P.F.

Maquis de Caniac

Caniac-du-Causse,
foret de la Braunhie

15 juin 1943

15 f?vrier 1944

A.S. maquis Guy Mocquet
du 15 f?vrier

Maquis Douaumont

Saint-Martin-Labouval

15 juin 1943

F?vrier 1944

F.T.P.F 

Maquis Imbert (3)

R?publique
Libert?
Fraternit?
(4)

AS de Cardaillac Sabadel

15 novembre 1943

6 juin 1944

Pass? au FTPF, maquis espagnol

Maquis  Montredon

 

1er f?vrier 1944

26 ao?t 1944

A.S. Veny

Maquis
Guy Mocquet
(5)

Ancien maquis
de Caniac

15 f?vrier 1944

6 juin 1944

Ancien maquis Caniac, F.T.P.F.

Maquis
Gabriel P?ri
(6)

 

15 mars 1944

6 juin 1944

F.T.P.F.

Maquis
Jean Bart
(7)

 

15 mars 1944

6 juin 1944

F.T.P.F.

Maquis Vayssettes (8)

Prendeignes
du 1er octobre 1943
au 6 juin 1944

1er juin 1943

26 ao?t 1944

Pass? au groupe Veny

le 7 juin 1944

Maquis
de la Melve

 

Juin 1943

6 juin 1944

R?gion du Vigan, O.R.A.

Maquis
Douaumont

Juin 1943 : Grotte de Gueffier pr?s Cajarc, puis sur le causse de Larnagol ? partir d'ao?t

Perd 25 hommes (sur 31) dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944, alors qu'il est stationn? pr?s de Saint-Martin-Labouval, suite ? d'une attaque men?e par les Allemands.


Les maquis ?taient oblig?s de changer souvent de lieu, attaqu?s par les G.M.R., les troupes allemandes, etc... ou simplement d?nonc?s.

 

(1) "France", Le premier maquis de J.-J. Chapou.
(2) Bessi?res Albert r?sistant figeacois, fut fusill? ? Amiens le 30 avril 1942.

(3) Emilien Imbert fut le premier maquisard lotois abattu par la Gestapo le 30 novembre 1943. Il fut arr?t? avec Baras qui assurait les liaisons radio avec Londres. Imbert, un des premiers adh?rents de "Lib?rer et F?d?rer", responsable du COPA (Centre d'Op?ration de Parachutages et d'Atterrissage) revenait avec armes et munitions r?cup?r?es lors du parachutage effectu? la veille au terrain des Luzettes (commune de Souceyrac) Durant la perquisition ? son domicile, il tente de s'?chapper, mais est tout de suite abattu. Ses obs?ques qui ont lieu l'apr?s midi du 2 d?cembre, sont l'occasion pour les cadurciens d'un immense rassemblement estim? ? 7000 personnes par les renseignements g?n?raux. Une intense ?motion s'est empar? de la foule qui progresse en silence. Tous les magasins de la ville sont ferm?s, les troupes allemandes consign?es, les miliciens et autres collaborateurs absents. Le commissaire aux renseignements g?n?raux s'exprima clairement : "Cette c?r?monie a en fait constitu? une v?ritable manifestation de reconnaissance fran?aise, comme les appels ? la radio de Londres n'ont jamais r?ussi ? en cr?er. Elle refl?te nettement le sentiment de la population lotoise ? l'?gard des Allemands.".

(4) R?publique, Libert?, Fraternit?, sont des maquis compos?s d'espagnols.

(5) Guy Mocquet, mort pour la France ? 17 ans, le 22 octobre 1941, est une figure tr?s embl?matique de la r?sistance des jeunes fran?ais.

(6) Gabriel P?ri, d?put? communiste d'Argenteuil en 39, rentre dans la R?sistance et est arr?t? le 18 mai 41 par la police fran?aise, puis livr? aux Allemands. Il sera fusill? au Mont Val?rien le 15 d?cembre 41.

(7) Ce maquis encadr? par quatre espagnols, se composait d'une vingtaine de "Petits Marins", d'o? son appellation. Ces pupilles de l'?cole de la Marine, furent transf?r?s ? Cahors apr?s le sabordage de la flotte ? Toulon. C'est "Philippe" qui cr?a ce maquis.

(8) Vayssettes, responsable de Franc-Tireur ? Figeac, cache et ravitaille quelques r?sistants dans une ferme pr?s de saint-Perdoux, avec l'aide de Mouysset. Ainsi se formera le noyau de base du maquis Bessi?res.

(9) Il semble que ce fut le premier maquis cr?? dans le Lot dans la r?gion de Souceyrac/Saint-C?r?, ? l'initiative personnelle de Henri Montpeyssin. Il aurait manifest? beaucoup d'ind?pendance et regroupe assez vite une trentaine d'hommes.

 


 

Le chant des partisans
Paroles : Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique : Anna Marly. 1943

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on encha?ne ?
Oh? partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi conna?tra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Oh?, les tueurs ? la balle et au couteau, tuez vite !
Oh?, saboteur, attention ? ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos fr?res.
La haine ? nos trousses et la faim qui nous pousse, la mis?re.
Il y a des pays o? les gens au creux des lits font des r?ves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on cr?ve...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre ? ta place.
Demain du sang noir s?chera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Libert? nous ?coute...

 

Le chant des partisans fut cr?? ? Londres
En mai 1943 Andr? Gillois, qui dirige ? Londres l??mission ?Honneur et Patrie?
destin?e ? la France, cherche un indicatif. La chanteuse et compositrice Anna Marly qu?il rencontre avec Emmanuel d?Astier lui joue sur sa guitare, une m?lodie d?origine russe qui retient fortement son attention. ? sa demande, le 30 mai, Maurice Druon et Joseph Kessel acceptent d??crire les paroles de ce chant qui d?s le lendemain sera enregistr? par la chanteuse Germaine Sablon puis r?guli?rement diffus? par la BBC. Le 24 septembre 1943 les paroles seront publi?es clandestinement, pour la premi?re fois, dans les Cahiers de la Lib?ration. C?est ainsi que le Chant des Partisans symbole de la R?sistance fut cr?? ? Londres par des Fran?ais libres.
(Source : Revue de la Fondation de la France libre)


Les Fran?ais parlent aux Fran?ais,
?mission radiophonique fran?aise de la BBC, diffus?e entre le 14 juillet 1940 et le 31 ao?t 1944.
(Source : www.france-libre.net, doctsf.com/bbc, www.charles-de-gaulle.org)

 

La radio de la France Libre, diffus?e par la BBC depuis Londres a jou? un tr?s grand r?le pour faire conna?tre aux territoires occup?s les nouvelles du front, transmettre les messages cod?s aux r?sistants et soutenir aussi le moral des Fran?ais. Dans ce but des humoristes tr?s connus, comme Pierre Dac, fondateur de ? l?Os ? Mo?lle ?, mirent tout leur talent pour tourner en d?rision les propos et les ?crits des collaborateurs les plus engag?s. En pastichant les chansons les plus en vogue, ? la gloire de Vichy et des nazis, ils ridiculisent les auteurs pour la plus grande joie des Fran?ais qui

?coutent ces ?missions et ensuite en propagent le contenu.

POM-POM-POM-POM. Cet indicatif radiophonique est le plus c?l?bre du monde et m?me pour ceux qui n'?taient pas d'?ge ? l'?couter entre 1940-1944, ces quatre notes existent dans notre histoire comme l'indicatif qui annon?ait chaque soir : ?Les Fran?ais parlent aux Fran?ais ?.

Dans le sillage de l?appel du g?n?ral de Gaulle prononc? le 18 juin 1940 ? Londres (Appel du 18 juin), une ?quipe fran?aise s'est constitu?e ? l?initiative d?un officier de liaison de la BBC, plac?e sous la direction du metteur en sc?ne Michel Saint-Denis, neveu de Jacques Copeau. Elle compte notamment parmi ses membres Maurice Schumann, jeune journaliste antimunichois de l?agence Havas qui sera appel? ? s?exprimer en tant que porte-parole du g?n?ral de Gaulle plus d?un millier de fois jusqu?en 1944. L??quipe des Fran?ais parlent aux Fran?ais affirme d?embl?e un ton et une forme originaux qui n?appartiennent qu?? elle et qu?il faut imputer directement ? Michel Saint-Denis - il s?exprime sur les ondes de la BBC sous le pseudonyme de Jacques Duchesne. Homme de th??tre frott? au meilleur de l?avant-garde de l?entre-deux-guerres, il transpose cette exp?rience ? la radio et con?oit cette ?mission politique sur le mod?le d?un spectacle, qui n?exclut en rien une grande probit? informative. La radio se fait ici pleinement moyen d?invention politique.

 

Le soleil se l?ve ? l'Est le dimanche
Les carottes sont cuites
Les d?s sont sur la table
Les fraises sont dans leur jus
Les girafes ne portent pas de faux-col


Qui ne conna?t pas au moins quelques-uns de ces messages ? Mais derri?re une phrase amusante se cache souvent une grave d?cision :
la pr?paration d'un atterrissage, la r?ception de mat?riels ou d'hommes parachut?s, ou m?me l'organisation d'op?rations de gu?rilla.
On le sait peut-?tre moins : ces messages personnels, diffus?s sur la BBC, ont aussi ?t? utilis?s pour confirmer la bonne foi des agents, pour valider des transactions financi?res, ou pour signifier ? un agent qu'il est remerci? pour une action d'?clat.
L'invention des messages personnels est attribu?e ? Georges B?gu?, officier fran?ais du SOE (service de renseignements britannique), qui fut d?masqu? en 1942.
1800 agents du SOE furent envoy?s en France pendant l'occupation de 1941 ? 1945...
Le 1er juin 1944, les brouillages n'arrivent pas ? couvrir l'indicatif sonore emprunt? ? la 5e symphonie de Beethoven, et qui signifient en code Morse "V", comme victoire. Et les auditeurs de la BBC pr?sents ce jour l? derri?re leur r?cepteur n'auront pas manqu? de remarquer qu'il se pr?pare quelque-chose de sp?cial : en effet, les messages personnels se multiplient. On en compta pr?s de 200 ce jour l?...

Chaque soir, au nom des Alli?s, de remarquables journalistes comme Pierre Bourdan et Jean Marin commentent l?actualit? de mani?re claire, convaincante et directe. Sur un rythme soutenu et sur un ton qui se veut proche de l?auditeur, l??mission alterne reportages et t?moignages, entrecoup?s de musique militaire.
D?s la fin du mois d?ao?t 1940, le peintre Jean Oberl?, l?un des animateurs des Fran?ais parlent au Fran?ais, invente le slogan ? J?aime mieux voir les Anglais chez eux que les Allemands chez nous ? et la fameuse ritournelle : ? Radio Paris ment / Radio Paris ment / Radio Paris est allemand. ? De son c?t?, le parolier de la section fran?aise Maurice Van Mopp?s, concocte, pendant les bombardements, une parodie de la chanson de Charles Trenet, ? Boum ?.
Quant ? l?humoriste Pierre Dac, arriv? ? Londres en 1943, il rompt des lances avec la vedette de la radio nationale vichyste, le collaborationniste et l'antis?mite notoire Philippe Henriot.
? celui-ci qui l?avait trait? d?? Isaac Andr? ?, Pierre Dac fait une r?ponse demeur?e c?l?bre, o?, apr?s avoir ?voqu? son fr?re mort pour la France pendant la Premi?re Guerre mondiale, il imagine l??pitaphe du collaborateur : ? Philippe Henriot, mort pour Hitler, fusill? par les Fran?ais. ?


 


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